Halte au massacre du peuple palestinien : arrêt du génocide !

Le Service National Universel, c’est NON !

4 pages de l’IS Aubenas pour les lycéen-nes
Mercredi 20 septembre 2023 — Dernier ajout dimanche 14 avril 2024

Non, ce n’est pas une colonie de vacances, c’est un centre de mise au pas de la jeunesse !

« Engagez-vous qu’ils disaient »

Le Service National Universel dans sa conception comme dans sa mise en pratique dénature la notion d’engagement puisque que l’engagement, dans son sens le plus noble, se doit d’être volontaire et désintéressé – or, en valorisant la participation à ces stages dans Parcoursup, d’une aide au permis de conduire ou pour l’obtention d’un BAFA, on va à l’encontre de ce qui fonde l’engagement citoyen.

Jeunesse docile ou émancipée ?

Le SNU intégré sur le temps scolaire pose la question du rôle de l’école et du modèle de société que nous souhaitons voir advenir.

Si certain.es se réjouissent de voir une jeunesse en uniforme chanter la Marseillaise au garde-à-vous sous le drapeau tricolore, les autres s’inquiètent à juste titre de cette dérive qui ne rappelle pas les plus belles heures de notre histoire. L’apprentissage de la citoyenneté ne saurait se résumer à des gestes d’obéissance aveugles.

L’école républicaine vise à développer l’esprit critique de la jeunesse afin qu’ils et elles deviennent des citoyens et citoyennes émancipé.es en capacité de faire des choix de vie et de carrière réfléchis. Si les média pointent régulièrement la baisse du niveau des élèves, ce n’est pas en intégrant le SNU sur le temps scolaire que l’on y remédiera – sauf à se contenter de cacher les problèmes derrière une façade d’obéissance flattant les nostalgiques des bruits de bottes.

Gagner la paix ou prôner la guerre ?

Financer l’Éducation nationale, prôner l’éducation populaire, aider financièrement les jeunes pour leurs études ou dans l’exploration de diverses activités sportives, intellectuelles et artistiques, voilà comment développer la cohésion sociale, gagner la paix, en somme.

Faire l’amalgame entre ministère des armées, ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports c’est délaisser la raison et le pacifisme pour glisser dangereusement vers une société de plus en militarisée.

L’école publique le fait déjà !

Ce que les partisans du SNU s’efforcent de mettre en avant dans leur communication, c’est déjà ce que fait l’école publique.

« Transmettre un socle républicain »

En fournissant un cadre national aux programmes scolaires, l’école publique contribue à forger le socle des connaissances et la culture commune qui permettent à chaque élève, quel qu’il ou elle soit et d’où qu’il ou elle vienne, construit au quotidien le sens d’appartenance aux valeurs républicaines.

Le vivre-ensemble se pratique chaque jour dans les écoles, les collèges et lycées de France et d’outre-mer. La liberté s’apprend dès la maternelle. L’égalité se travaille dans les classes comme dans les épreuves nationales. La fraternité se vit jusque dans les universités.

« Renforcer la cohésion nationale »

En favorisant l’inclusion, l’école lutte contre les discriminations envers les personnes en situation de handicap. En proposant des classes qui mélangent les genres, les origines sociales ou géographiques, l’école est le premier lieu où se crée la cohésion nationale. En questionnant l’histoire, les langues, les religions, les sciences, les arts etc. l’éducation nationale renforce la cohésion par l’acceptation de l’altérité.

« Accompagner l’insertion sociale et professionnelle »

En permettant à chaque élève de passer des diplômes nationaux de qualité, en offrant à chacun.e la possibilité d’être accompagné par des professionnels dans l’élaboration de son parcours scolaire puis professionnel, l’école est le lieu où se crée l’insertion sociale et professionnelle.

Le respect des règles ? Il s’apprend et se pratique depuis le plus jeune âges dans nos écoles. L’activité sportive ? Elle s’exerce déjà en EPS grâce à des professionnels formés et se poursuit dans des clubs sportifs. La marseillaise ? Elle est déjà placardée sur les murs des écoles, collèges et lycées et le chant s’enseigne déjà. Les valeurs de la république et le vivre ensemble, se pratiquent déjà au quotidien dans les établissements scolaire.

Ce que le SNU promet de re-inventer, l’école le pratique déjà au quotidien.

Ainsi, plutôt que de dépenser des sommes considérables pour lancer un dispositif vain, tout en coupant les moyens de ce qui existe et fonctionne déjà, il suffirait de donner à l’éducation nationale les moyens de faire mieux.

Le SNU en Ardèche (et ailleurs) un bilan catastrophique !

Entre les malaises lors des cérémonies de levée de drapeau au garde-à-vous, les remarques à caractère sexiste ou raciste, le rythme intenable, les gaspillages financiers et les improvisations logistiques… , le SNU fait la preuve par l’exemple de son incapacité à être généralisé.

Avez-vous vraiment envie d’être les prochain.es à essuyer les plâtres de ce dispositif ?

SNU, embrigadement des jeunes. Acte 15

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