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Népotisme à Europole : si ce n’est toi c’est donc ta sœur…

Mardi 12 mars 2024 — Dernier ajout dimanche 28 avril 2024

Flagrant délit de népotisme à la Cité Scolaire Internationale Europole de Grenoble.

En pièce-jointe, le courrier de SUD Lutte de Classes à la rectrice suite à sa réponse à celui de l’intersyndicale éducation :

Vous comprendrez pour toutes ces raisons que la profession se sente aujourd’hui blessée et exposée à certains périls parce que finalement quelques individus ont fait primer des intérêts personnels sur l’intérêt général.

Les références aux valeurs républicaines saturent les discours officiels dès lors qu’il s’agit de l’École. Cette focalisation sur la rhétorique sert en réalité de brouillage car les actes apportent un discrédit cinglant à cette parodie de vertu républicaine.

Le rectorat de Grenoble semble particulièrement prompt à se rouler dans ces turpitudes.

En 2017, déjà, les autorités académiques avaient dû céder devant le ministère de la jeunesse et des sports pour attribuer à la femme d’un champion olympique le poste qu’elle briguait au mépris des règles du mouvement. A cette époque comme aujourd’hui le principe de droit mobilisé par le rectorat afin de justifier cette nomination tenait dans cette formule « Circulez y’a rien à voir ».

L’affaire de la Cité Scolaire Europole qui vient d’éclater au grand jour n’est donc pas surprenante de ce point de vue . Elle s’inscrit dans une tradition de servilité affligeante car assurément il n’y a que place Bir-Hakeim qu’on semble ignorer que la suppléante de M.Attal a joué des coudes pour faire obtenir à a sœur le complément de service sur lequel elle lorgnait. La presse a d’ailleurs largement relayé ce flagrant délit de népotisme. Mais le courage des services généraux du Rectorat est inaltérable puisqu’il est allé jusqu’à produire une circulaire anti-datée justifiant l’éjection pure et simple d’un agent en pleine année scolaire. Cette mise en scène est non seulement affligeante mais elle est aussi inquiétante pour plusieurs points.

Premièrement, le ministère de l’Éducation nationale et sa hiérarchie affichent ainsi que le principe d’égalité est un paillasson sur lequel ils s’essuient allègrement les pieds et sous lequel ils tentent de cacher le vrai visage de leur projet éducatif : comment, en effet, dans ces conditions ne pas s’indigner des groupes de niveau, dont l’assise théorique frôle l’indigence et voue au nom de cette fameuse égalité, les élèves au tri social.

Deuxièmement, ce fonctionnement vient saborder l’esprit insufflé par Anicet Le Pors dans le statut de la fonction publique. En effet en montrant ostensiblement son adhésion à une rupture d’égalité manifeste et à une décision politique le Rectorat a mis un coup de poignard dans ce qui préserve les fonctionnaires : leur possibilité de refuser de s’aligner sur des décisions qu’ils jugeraient opposées aux valeurs de la république.

Troisièmement, l’enfumage de l’uniforme prend ici toute sa dimension : « Gommer les inégalités » c’est simplement les rendre moins visibles ce n’est pas les combattre, une vaste supercherie en somme.

La mobilisation des collègues du 93 est la véritable réponse à cette comédie indigne mais la lutte contre ce qui permet à cette idéologie de prospérer commence aussi dans nos établissements quand nous refusons d’importer ces pratiques de classes et de connivences au sein de nos collectifs de travail. Les heures supplémentaires, les pactes et toutes ces courses à l’échalote portent en elles le délitement de notre force collective et l’assentiment à l’individualisme car au bout ce sont toujours les puissants qui finissent par en tirer parti.

Selon que vous serez puissants ou misérables…on connait l’histoire.

Europole népotisme - tract SUD LDC éduc Gre (12.03.24)
Europole - réponse LDC courier rectrice du 05.03.24 (08.04.24)
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