Halte au massacre du peuple palestinien : arrêt du génocide !

Médiathèque sur la lutte des classes

Lundi 10 juin 2024 — Dernier ajout vendredi 14 juin 2024

Grèves, un siècle de conflits ouvriers en France, Daniel Wolfromm et Michel Toulet, Éditions de La Martinière, 2006, 255 pages, 35,50€

À partir d’une collection de cartes postales, unique au monde, et d’images signées par les plus grands photographes, tels Willy Ronis, Robert Capa, David Seymour, cet ouvrage met en perspective un siècle de conflits sociaux en France. Au-delà des scènes de violence ou de solidarité, des bannières et des gestes de protestation, l’aventure de la grève est une véritable conquête de la liberté et de la dignité dans le monde du travail, un enjeu social toujours d’actualité. Choisies pour leur qualité plastique et leur dimension humaine, ces photographies offrent une vision inédite et vivante du mouvement ouvrier.

Les Ennemis du Peuple, BD d’Emiliano Pagani et de Vincenzo Bizzarri, éditions Glénat, 2024, 136 pages, 22.50€

L’immersion d’Emiliano Pagani et de Vincenzo Bizzarri dans la Botte n’a rien d’un périple touristique. Avec Les Ennemis du Peuple, les deux auteurs embarquent leurs lectrices et leurs lecteurs dans une Italie sous tension, entre menaces de délocalisation économique et crise migratoire.

Les classes sociales, de Jacques Ellul, éditions la Table ronde, 2018, 130 pages (+ 100 pages d’extraits tirés de quatre autres ouvrages de Jacques Ellul), 8.70€

Ce cours dispensé aux élèves de l’Institut d’études politiques de Bordeaux dans les années soixante s’inscrit pour une bonne part dans la continuité de la réflexion critique qu’Ellul a entretenue toute sa vie avec l’œuvre de Marx. Que sont donc ces classes sociales dans lesquelles Marx voyait le moteur de l’Histoire : quelle définition, quel nombre, quelle évolution, quelle actualité ?

Travailler moins ne suffit pas, de Julia Posca, éditions Ecosociété, 2024, 144 pages, 15€

Est-ce qu’il suffit de travailler moins pour retrouver l’équilibre entre les différentes facettes de nos vies surchargées ? La réduction du temps de travail est une revendication de longue date pour améliorer notre qualité de vie. En passant moins de temps au travail, nous pourrions enfin reprendre notre souffle et consacrer plus de temps à nos relations sociales, aux tâches domestiques ou encore pour s’engager dans la communauté. Mais est-ce que notre travail nous comble et contribue au bien commun ? Julia Posca interroge notre rapport au travail, explore sa nature et envisage les voies à emprunter pour lui redonner un sens. À la dystopie dans laquelle nous nous enfonçons toujours un peu plus, nous pourrions opposer l’utopie du travail « démarchandisé, démocratisé et dépollué ». Une invitation à revoir l’organisation du travail pour qu’il réponde d’abord aux besoins les plus « authentiques » : assurer à tous et toutes une existence digne, entretenir des relations riches, léguer une vie bonne aux futures générations.

Pourquoi la classe compte - Capitalisme, genre et conscience de classe, d’Erik Olin Wright, éditions Amsterdam, 2024, 400 pages, 25€

N’en déplaise à ses contempteurs, la classe est une catégorie indispensable à la compréhension des sociétés humaines. Longtemps une catégorie d’analyse centrale du monde social, la classe a été marginalisée à partir des années 1980, sur fond de contre-révolution intellectuelle. Elle n’en demeure pas moins incontournable pour comprendre de nombreux phénomènes, des conflits sociaux aux politiques publiques en passant par les trajectoires professionnelles et la vie quotidienne. Telle est la thèse que démontre Erik Olin Wright dans cet ouvrage, fruit d’une enquête au long cours menée dans une série de sociétés capitalistes. À distance des affirmations grandioses du matérialisme historique orthodoxe sur la « primauté » de la classe, Wright propose une étude méticuleuse et, pour ainsi dire, dépassionnée des différentes structures de classe observables en Occident, des relations qu’y nouent entre la classe et le genre, ainsi que de la manière dont la conscience de classe s’y forme et y produit des effets. Outre qu’elle permet de préciser certains concepts fondamentaux de l’analyse de classe, cette démarche constitue la tentative la plus aboutie à ce jour de bâtir une sociologie marxiste des classes – précisément parce qu’elle ne se limite pas à prêcher les convaincus.

Woke washing - Capitalisme, consumérisme, opportunisme, d’ Audrey Millet, éditions Les Pérégrines, 2024, 24 pages, 20€

Pour se laver des condamnations dont elles font l’objet, les grandes entreprises ont tendance à s’approprier les revendications populaires. Mais ce phénomène est loin d’être nouveau. Il faut dire que depuis le XIXe siècle, convaincues par les bienfaits des progrès industriels, les populations ont peu à peu légitimé le productivisme, et renforcé leur confiance dans le credo capitaliste. Pourtant, au milieu des paillettes du bonheur-achat, un certain mécontentement gronde face à ces récupérations. De la révolte romantique à l’émergence du développement durable en passant par les luttes pacifistes, féministes, anticolonialistes, antiracistes et LGBT+ des XIXe, XXe et XXIe siècles, Audrey Millet analyse l’émergence de l’activisme de marque et propose une relecture inédite des évolutions sociales et économiques de l’ère moderne.

Une autre histoire des classes sociales, Conférence gesticulée de et par Anthony Pouliquen, 1h23

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